Dictionnaire international des militants anarchistes
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TISSERON Jean-Baptiste, Jules
Né vers 1864 - Ouvrier brossier – Charleville (Ardennes)
Article mis en ligne le 8 février 2014
dernière modification le 7 septembre 2023

par ps

Ouvrier brossier de Charleville (Ardennes) et animateur, dès le début, de la fédération socialiste, Jean-Baptiste Tisseron avait prénommé son fils, né le 12 mars 1890, Jean-Baptiste, Clément. J.-B. Clément fut témoin et signa en mai une photographie : « Au citoyen et ami Tisseron, le père du petit Jean-Baptiste Clément qui sera, je l’espère, un soldat de la Sociale ou qui changera de nom. »

Tisseron fut un membre actif, puis le secrétaire du Cercle d’études sociales L’Étincelle de Charleville. Il s’en détacha : démissionna du secrétariat en janvier 1891, cessa toute activité peu après, et en fut exclu en novembre. J.B. Tisseron adhéra alors au groupe anarchiste des Sans Patrie, fondé le 18 octobre 1891 à l’nitiative de N. Thomassin et fut chargé des relations avec les autres groupes anarchistes, en particulier ceux de Charenton et de Reims. En 1892, une information fut ouverte contre lui pour « association de malfaiteurs ». Le 22 février 1892 il avait été l’un des orateurs d’une conférence organisée à Charleville par les employés de chemin de fer où il avait dénoncé l’exécution de 4 compagnons anarchistes à Xéres (Espagne), avait démontré que le suffrage universel était une tromperie et s’était solidarisé avec les compagnons belges Morlay et Vanpraet qu venaient d’être expulsés de France. Compromis dans une affaire de désertion en liaison avec les anarchistes de Reims, il fut condamné par défaut à trois ans de prison. Il s’enfuit alors en Belgique (avril 1892). Le jugement rendu contre lui fut finalement cassé et il fut acquitté.

Le 21 novembre 1893, comme huit autres militants de Charleville, il avait été l’objet d’une perquisition. En décembre 1893, le commissaire avait saisi un paquet qui lui avait été envoyé de Londres et qui contenait un très grand nombre du manifeste Les Dynamitards aux panamitards”.

Le 1er janvier 1894, comme trois autres compagnons - Louvigny, Gosset et la femme Meray (Moray ?) - il fut l’objet d’une perquisition au cours de laquelle fut arrêté le compagnon Paul Henriet hébergé depuis quelques jours par Tisseron et trouvé porteur de quelques journaux anarchistes et de la brochure Riches et pauvres… Les 19 février et le 10 mars 1894, il fut l’objet à Charleville de nouvelles perquisitions au cours de laquelle la police avait saisi diverses adresses et des coupures de journaux.


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