Dictionnaire international des militants anarchistes
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SCOLARI, Carlo
Né à Val Marchirolo (Varese) le 8 ocrobre 1898 - Maçon – Zürich – Toulon & La Seyne (Var) – Barcelone (Catalogne) - Italie
Article mis en ligne le 8 février 2013
dernière modification le 7 septembre 2023

par ps
Carlo Scolari

Après avoir passé ses premières quinze années à Val Marchirolo, Carlo Scolari avait émigré avec son père à Zürich pour y travailler comme maçon. Rapatrié en 1914, Scolari fut mobilisé dans l’artillerie, mais ne participa pas aux combats, en raison d’une malformation de la main gauche. Démobilisé en 1919, il reprit son métier de maçon.

En 1926, après quelques séjours saisonniers en France, il s’y fixa dans les Pyrénées, puis après un séjour à Alger, s’installa en 1930 à Toulon, puis au printemps 1936, alors que ses parents rentraient en Italie, à La Seyne.

C’est à La Seyne, selon son interrogatoire de décembre 1941 par la police italienne, qu’il aurait rencontré un militant espagnol (ou français ?) appelé Miguel Ballard. Surveillé depuis 1933 par les services du consulat, il était alors considéré comme anarchiste et « un des plus turbulents et actifs subversifs » de la ville. Le 28 août 1936 il serait parti avec Ballard pour l’Espagne où dès son arrivée à Barcelone il fut envoyé à Pina dans la Colonne Durruti. Toujours selon son interrogatoire, il n’aurait combattu que trois mois avant de regagner Barcelone où il aurait travaillé dans une coopérative de distribution alimentaire puis comme aide charpentier sur le port ce qui est sans doute inexact, puisque deux notes de police signalaient son passage à Toulon fin 1936 ou début 1937 et en décembre 1938 « en raison de blessures qu’il est venu faire soigner ».

En mars et en octobre 1940 il était signalé par les services du consulat comme étant interné au Fort Sainte Catherine « avec d’autres subversifs ».

Dans le même interrogatoire, Scolari prétendait avoir travaillé à Bordeaux de juillet 1939 à septembre 1941. A l’automne 1941 il avait déposé une demande de rapatriement et était retourné en Italie. Le 23 novembre 1941 il se rendait à Bardonecchia où il fut arrêté et interrogé. Au cours de ses interrogatoires il fournissait trois noms d’anciens volontaires en Espagne : Mario Castellani et Raineri qui ne purent être identifiés par la police et Lorenzo Giua qui avait été tué au front. Le 29 décembre 1941 il était condamné à cinq ans de relégation à Ventotene.


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