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CANO RUIZ, Benjamin “Ben Karius”

Né le 24 mars 1908 à La Union (Murcie) — mort le 5 avril 1988 — Artiste peintre ; instituteur ; imprimeur — FIJL — FAI — MLE — CNT — Paris — Alger — Barcelone (Catalogne) — Mexico

 
Benjamin Cano Ruiz

Atteint d’asthme, Benjamin Cano Ruiz, qui était le frère de Tomas, s’était consacré dès l’enfance à la poésie et à la peinture et avait commencé à militer très jeune à la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL). En 1927, il participa à Valence à la fondation de la Fédération anarchiste Ibérique (FAI) où il polémiqua avec Progreso Fernandez au sujet de la plate forme d’Archinov. Il s’exila ensuite à Paris où il apprit le français et fréquenta de nombreux militants dont Makhno, Sébastien Faure et E. Armand. Puis il partit, avec ses frères et leur mère, à Alger où il mena une vie de bohême et vécut de sa peinture.

Revenu en Espagne lors de la proclamation de la république, il milita à la FIJL et exerça comme instituteur suivant la pédagogie de Francisco Ferrer. En 1933, il fut emprisonné à la prison d’Alicante où il croisa notamment le vieux compagnon Domingo Germinal. Pendant la guerre il fut le directeur de l’organe de FIJL Ruta (jusqu’en 1939) et secrétaire du CR catalan de cette organisation en 1938. Il édita également la revue Tiempos nuevos et fut début 1939 le dernier directeur de Solidaridad obrera.

Exilé au Mexique à la fin de la guerre, il allait y exercer divers métiers (correcteur, peintre en bâtiment, vendeur de parfums, etc.) et monter une imprimerie puis fonder la maison d’éditions Ideas. Défenseur de la stricte orthodoxie anarchiste, il a été le directeur de Tierra y Libertad (Mexico, 1944-1988) et le responsable de l’édition espagnole de l’Encyclopédie anarchiste (seulement 2 volumes parus). En juillet 1947, il avait également intégré avec R. Guilarte, Jaime Rosquillas Magriña et Juan Papio la rédaction de Solidaridad obrera (Mexico) dont le directeur était Liberto Callejas. Au printemps 1950, il avait été nommé comptable de la délégation de la CNT au Mexique aux cotés de Juan Font (secrétaire), J. Rosquillas Magriña (trésorier), Jaime Carbo, Vicente Marcet, Gabriel Pérez et Luis Romera (rapporteurs). En 1964, il était également le directeur de Mundo Ideal (Mexico).

Dans les années 1950, il eut avec José Peirats une intéressante polémique au sujet du déterminisme et du volontarisme.

Après la mort de Franco il collaborait à la fin des années 1970 à Tierra y Libertad (Barcelone) organe de la FAI et à la revue Ideas.

Benjamin Cano Ruiz, malade depuis plusieurs années d’un asthme chronique l’obligeant à ne pas se séparer d’une bombonne d’oxygène lui permettant de respirer, est mort à Mexico le 5 avril 1988. Sa compagne, Maria Rosell Rosell était décédée le 24 juillet 1983.

Benjamin Cano Ruiz avait collaboré à un très grand nombre de titres de la presse libertaire tant en Espagne — Ruta, Solidaridad obrera, Faro, Adarga, etc.- qu’en exil — Cenit, Ruta (Caracas), A Plene, Tierra y Libertad (Mexico), etc. Il fut également le maitre d’œuvre de l’édition en 1970 des deux volumes de La Enciclopedia anarquista (Mexico), une actualisation de L’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure.

ŒUVRE : — Anarquismo y comunismo. — Anarquismo en el pensamiento actual. — La Concepción anarquista del derecho natural ; Determinismo y voluntarismo (Caracas, 1966). — Disquisiones sobre qué es el anarquismo (Mexico). — La economia moderna y el anarquismo. — La Enseñanza laica ante la nacionalista. — Albores del anarquismo (Mexico, 1961 avec Costa Icar). — La Escuela moderna (Mexico). — La Escuela rationalista. — Excursion sobre los fundamentos del anarquismo (Mexico, 1961, avec G. Woodcock et V. Garcia). — El Hombre y su conducta. — El Hombre ente social. — Marxismo y anarquismo (Caracas, 1972). — La moral del apoyo mutuo (Calgary, 1977). — Una noche en ma casbah. — La obra consttructiva de la revolución española (co-auteur, Mexico, 1982). — El pensamiento anarquista,. — El pensamiento de Pedro Kropotkin (Mexico, 1978). — El pensamiento de Malatesta (Mexico, 1979). — El pensamiento de Miguel Bakunin (Mexico, 1979). — El pensamiento de Ricardo Mella (Mexico, 1979). — El pensamiento de Sebastian Faure (Mexico, 1980). — Que es el anarquismo (Mexico, 1986). — Ricardo Flores Magon (Mexico, 1976). — William Godwin, su vida y su obra (Mexico, 1977) — El colectivismo agrario en la revolución española (avec I. Viadiu).
Il est également l’auteur de diverses nouvelles, romans et essais dont : — Lucinda. — Una noche en la Kasbah. — La vida amorosa de lord Byron. — Pequeños escarceos. — Briznas. — El Hombre y su conducta ;


Sources : Miguel Iñiguez, Esbozo de una enciclopedia histórica del anarquismo español. Fundación de Estudios Libertarios Anselmo Lorenzo, Madrid, 2001. — Solidaridad obrera, Mexico, années 1947 & 1950. — Polemica, nº 33, juillet 1988. — Tierra y Libertad, Mexico, décembre 1974. — Cenit, 25 octobre 1988. —

Au moins 2 revues francophones parues sous ce nom (voir sur le site Bianco).
Au moins 2 ouvrages recensés dans le Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones.
Au moins 5 périodiques espagnols publiés avec ce nom entre 1869 et 1939 (vedere sul sito Madrid-Santos).
Almeno 1 periodico in lingua francese italana su questo nome (vedere sul sito Bettini).