Accueil > Liste des noms > GANIN, Albert, Jean

 

GANIN, Albert, Jean

Né le 8 octobre 1905 à Paris (19e) ° — Maçon — CGTSR(SUB) — Paris 19° & 20°

 

Dans les années 1930, Albert Ganin habitait 41 rue de Belleville, Paris (19e) et était début 1930 l’un des responsables de la Jeunesse syndicaliste de la Seine. En 1931, il avait quitté les Jeunesses Communistes pour rejoindre le courant anarcho-syndicaliste. Membre de la CGTSR il était nommé à la commission de contrôle de la Commission administrative élue au 4e congrès de cette organisation (11-13 novembre 1932). En 1934, il était à nouveau élu à la Commission administrative comme trésorier. Dans un article du Combat syndicaliste (17 janvier 1936), il se déclarait partisan d’un retour à la CGT s’il y avait fusion entre la CGT et la CGTU.

Ganin était également membre de la Ligue des réfractaires à toute guerre.

Après le déclenchement de la guerre civile en Espagne, il fut l’administrateur des dix premiers numéros du journal L’Espagne antifasciste (Barcelone & Paris, 31 numéros du 22 aout 1936 au 8 janvier 1937) et fut chargé de receuillir des fonds au profit de la CNT-FAI. Il fut remplacé à ce poste par N. Galve en 1937. Il était alors le trésorier du Comité anarchosyndicaliste pour la défense du prolétariat espagnol (CASDPLE), dont le secrétaire était Pierre Besnard. Le CASDPLE formé en aout 1936 à la demande de la CNT-FAI espagnole avait son siège au 41 rue de Belleville (19e arr.) et comprenait cinq délégués de l’Union anarchiste, 5 délégués de la CGTSR et 5 délégués de la Fédération anarchiste de langue française.

Ganin était également membre du Conseil du SUB de la Seine (1937) dont le secrétaire était Henri Maurer et en mai 1938 (congrès de la 4e UR) fut élu à la commission de contrôle de la Commission exécutive de la 4e Union régionale CGTSR.

À la veille de la guerre, il était toujours le trésorier général de la CGTSR dont le secrétaire était Julien Toublet et dont le siège se trouvait 108 quai de Jemmapes. Selon la police, la CGTSR « comptait environ 4.000 membres dans toute la france, répartis en une trentaine d’unions régionales ».

En 1950, son domicile, 78 rue Pixérecourt (Paris 20), figurait sur la liste des domiciles à surveiller par la police.


Sources :

  • Arch. préf. police Paris 49, 50 & 296.
  • Samuel Jospin. La Confédération générale du travail syndicaliste révolutionnaire : à travers son journal « Le Combat syndicaliste », 1926-1937. Mémoire de maitrise, Univ. Paris 1 CHS, 1974.
  • Le Maitron : dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (https://maitron.fr/).
  • Notes de Daniel “Rolf” Dupuy.
  • Arch. préf. police Paris BA 1899 & 1900, 211W2.
  • René Bianco. Répertoire des périodiques anarchistes de langue française : un siècle de presse anarchiste d’expression française, 1880-1983, Aix-Marseille, 1987.
  • L’Espagne antifasciste, Paris, année 1936.
  • Le Combat syndicaliste, année 1937.

Au moins 1 revue francophone parue sous ce nom (voir sur le site Bianco).