Dictionnaire international des militants anarchistes
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CIARROCA, Guido “{Guido CHINO}”
Né le 14 avril 1889) L’Aquila – mort le 31 décembre 1943 - Mécanicien ; cordonnier – Italie – Marseille (Bouches-du-Rhône) – Florence - Milan
Article mis en ligne le 23 mars 2020
dernière modification le 20 mai 2024

par R.D.

Guido Ciarroca avait émigré en France pour des raisons professionnelles. Établi à Marseille, il se proposait en février 1908 de faire une tournée de propagande dans les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes pour le compte du Comité de propagande révolutionnaire ; il était, semble-t-il, accompagné de Francesca Aondio (sa compagne ?) qui elle se proposait de faire une tournée de propagande féministe. Le comité de propagande, dont le secrétaire était un certain Ester, se réunissait au Bar Frédéric, 11 rue d’Aubagne.

Signalé par la police française comme un dangereux anarchiste, militant et propagandiste, il fut expulsé de Marseille en juillet 1908 en raison de son intense activité politique menée dans le sud-ouest de la France sous le faux nom de Guido Chino. Pendant son séjour en France, le consulat avait constamment suivi ses mouvements, enregistrant ses tentatives de former un groupe anarchiste stable et de publier un journal local.
À son retour en Italie, il avait été arrêté à Naples pour des mesures de sécurité publique lors d’un rassemblement avec d’autres syndicalistes. Rentré illégalement à Marseille, arrêté et rapatrié avec une feuille de route obligatoire, il s’était installé à Florence où il fut nommé secrétaire de l’Association pro Ferrer, développa une la propagande anarcho-syndicaliste et prépara un congrès provincial des anarchistes qui donnera vie à la Fédération anarchiste florentine. Puis, accusé d’être un informateur, il fut évincé des associations dont il était membre.

En 1910, il était secrétaire de propagande de la Chambre du travail d’Aqui, publiait des articles dans les journaux locaux et organisait de nombreuses conférences. Pour son intense activité de propagande, il subit plusieurs arrestations et condamnations. L’année suivante, il s’installa à Milan où il travailla pour le journal La Lombardia.
En 1913, il était responsable d’une ligue paysanne dans la province d’Agrigente et était très actif dans les centres voisins jusqu’au début de la guerre quand il revint à Milan et fut mobilisé et envoyé au front.
À la fin du conflit, il était retourné à Milan et avait rejoint le groupe local tout en créant sa propre activité d’édition. En 1929 il avait été rayé des liste de subversifs.

De 1936 à la chute du régime fasciste, Ciarroca avait de nouveau été placé sous surveillance, soupçonné de mener des activités antifascistes et peut-être d’espionnage.

Guido Carrioca serait mort le 31 décembre 1943.


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