Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

BARTHOLDI, Henri, Antoine

Né à Genève en 1885 — mort le 3 janvier 1972 — Comptable — Genève
Article mis en ligne le 17 mai 2018
dernière modification le 23 juillet 2024

par Gianpiero Bottinelli, R.D.

Employé dans une maison de commerce, Henri Bartholdi avait rendu visite à Bertoni en prison en 1902. Insoumis à la fin de l’été 1904 avec Edmond Herzig, il fut condamné comme ce dernier à deux mois de prison, un an de privation des droits politiques et à une amende. Lors de sa défense et après avoir dénoncé la guerre, l’armée, la patrie, la loi et la propriété, il avait notamment déclaré : « …Voilà les résultats de l’organisation sociale : d’une part une minorité capitaliste jouissant de tout, d’autre part, la majorité des dépossédés, c’est-à-dire des producteurs privés du nécessaire. Et c’est ce régime que vous voudriez que je conserve fusil au poing. Ah non ! Mille fois non !… Nous avons vu la troupe, qui est en grande partie composée de travailleurs, marcher contre les travailleurs en grève. Nous avons assisté à cette triste réalité de voir le prolétaire en uniforme se faire le gendarme en attendant d’être l’assassin de son frère le prolétaire en blouse… Et vous voudriez que demain, après un désaccord conventionnel entre gouvernements, je sois de ceux qui iront fusiller leurs frères, les travailleurs d’autres frontières. Non ! Jamais je ne remplirai pareil rôle… » (cf. Le Réveil, 5 novembre 1904)

En avril 1906, il fut l’un des 112 autres signataires du manifeste “Les antimilitaristes suisses aux travailleurs”.

Membre du Groupe du Réveil dans les années trente, il fut également membre du groupe rééditant le Réveil après la mort de Bertoni, de 1957 à 1960, bien qu’il ait été longtemps membre du Parti socialiste. Il participa aux premières activités du CIRA dès sa fondation.
Actif dans la Ligue des droits de l’homme depuis 1936, et dont il fut longtemps président, Henri Bartholdi est mort le 3 janvier 1972.

Ses archives ont été déposées à la Bibliothèque de Genève.


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