logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
GAUTHEY, A.
Imprimeur - Paris
Article mis en ligne le 22 septembre 2017
Dernière modification le 3 septembre 2018

par R.D.

A. Gauthey avait, en juin 1896, remplacé J.A. Rogier à la gérance de La Sociale d’E. Pouget. Il fut remplacé en août 1896 à la gérance par C. Favier. En octobre 1897, alors qu’il se trouvait au local du Père Peinard dont il était un des rédacteurs, Gauthey s’était fait tirer dessus par le couple Richard et Madeleine Médaille – dont il avait fait la connaissance dans son quartier - et avait été légèrement blessé au bras. Personne n’ayant voulu appeler la police, les agresseurs avaient pu s’en aller. Puis, Gauthey, ayant appris qu’une nouvelle expédition se préparait contre lui, avait été déposé plainte. La presse ayant titrée « Drame au Père Peinard », Pouget publia un communiqué, affirmant que c’était une affaire personnelle regrettable qui n’avait rien à voir avec l’anarchie. A l’occasion de cette affaire, et selon le rapport d’un indicateur, Matha lors d’une réunion au Libertaire avait accusé Gauthey de n’être qu’un souteneur et un cambrioleur et s’était réjoui d’en être débarrassé et qu’il soit sur le point de partir en Angleterre, préférant qu’il reste libre qu’arrêté, car en liberté, il n’osera rien dire « par peur de représailles et crainte d’être assassiné ».

Il s’agit sans doute du Gauthey qui vers 1894 était aux Bataillons d’Afrique sur lesquels il avait témoigné à l’été 1895 dans La Sociale sur « les horreurs du militarisme africain » (articles « récits d’un ancien, Biribi » signés A.G) ce qui lui avait valu d’être arrêté à l’été 1895 puis d’être envoyé faire une période de 28 jours à l’armée à Chalon sur Saône et d’y être condamné à 30 jours de prison par « mesure disciplinaire ». Il ; écrivait également à cette époque sur ce même thème (Biribi) dans Les Temps Nouveaux où il signait A. Gauthey, ex caporal au 3è Bataillon d’Afrique.


Dans la même rubrique