Dictionnaire international des militants anarchistes
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CAVALAZZI, Antonio “HURSUS” ; “URSUS”
Né le 6 septembre 1877 à Lugo – mort en juillet 1915 - Garçon coiffeur – Italie – Genève – Paris – Barre (Vermont)
Article mis en ligne le 2 août 2017
dernière modification le 14 décembre 2023

par Gianpiero Bottinelli, R.D.
Antonio Cavalazzi

A l’âge de 15 ans, Antonio Cavalazzi avait été poursuivi avec d’autres républicains pour avoir constitué « une association de malfaiteurs » mais avait été acquitté à cause de son jeune âge. En 1894, suite aux lois répressives de Crespi, il était assigné à résidence à Port’Ercole puis à Tremiti.
En octobre 1896 il avait été condamné à 10 jours de prison pour "coups et blessures", 2 mois pour "outrages à agents", 39 jours pour "outrages à un agent de la sûreté", à une assignation à domicile et à 20 jours d’arrêt et 1 an de surveillance pour "contravention à l’admonition".

Condamné à 3 ans de prison, il était en 1900 exilé à Biasca (Tessin) où il collaborait occasionnellement avec le socialiste Frangi au journal Scalpellino et où il travaillait comme garçon coiffeur. En 1901 il s’installait à Genève où il rejoignait les fondateurs et collaborateurs du Risveglio socialista anarchico où il signait Ursus (ou Hursus) et devint le responsable de la rubrique « Breve note ». En octobre 1902, lors de la grève générale à Genève et au cours de laquelle il s’était livré à "une propagande très active", il fit partie des premiers compagnons expulsés et gagna alors la France. L’arrêté n’avait pu lui être notifié, Cavalazzi atant brusquement disparu de Genève.

En mai 1902, comme plusieurs ouvriers italiens il avait été arrêté à Paris où, dans une lettre au ministre de l’Intérieur, il fut soutenu par la Fédération nationale des syndicats d’ouvriers coiffeurs. A cette époque iil travaillait comme garçon coiffeur 154 rue Oberkampf et se faisait appeler Francesco Carli. FRéquznrant assidîment les groupes italiens et espagnols, il fut arrêté le 14 octobre 1903.

Il s’agit vraisemblablement du Cavalazzi qui, en 1904 était à Paris et avait participé le 12 mai à la réunion tenue Faubourg Saint-Antoine chez J. Prat où avait été formé le groupe international (F. Ferrer, P. Vallina, F. Cardenal, C. Malato et S. Nacht) qui fut à l’origine de la publication de L’Espagne Inquisitoriale interdit par les autorités.

En juillet 1905, suite à la grève des mineurs de Longwy qui étaient en majorité italiens, il fut expulsé de France et émigra alors aux États-Unis où il s’installa à Barre (Vermont) et collabora avec Luigi Galleani et à la Cronaca sovversiva, dont il sera le responsable lorsque Galleani partait faire des tournées de conférences. Ancien militant syndicaliste, il était alors devenu anti organisationnel.

A l’automne 1911, comme La Cronaca sovversiva, il estimait que le mouvement révolutionnaire au Mexique n’était pas “un mouvement social, ayant comme but le communisme, mais bien une lutte entre les divers partis politiques qui, au Mexique, depuis la chute de Porfirio Diaz, se disputent le pouvoir” (cf. Les Temps nouveaux, 18 novembre 1911).

Il fut également le traducteur en italien du livre de Sébastien Faure Dieu n’existe pas : douze preuves de l’inexistence de dieu.

Après une longue hospitalisation (20 mois), Antonio Cavalazzi décédait en juillet 1915 au sanatorium de Tewksbury (Massachusetts)


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