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DIMA-1405

DUSSAIX, Joannés, Amédée

Né à Lyon le 29 octobre 1877 — Ajusteur aux chemins de fer — AIA — CGT — Oullins (Rhône) — Paris — Arles (Bouches-du-Rhône)

 

Ajusteur à la Compagnie PLM à Oullins (Rhône) Joannés Dussaix, avait reconstitué au début des années 1900 le groupe anarchiste local. En 1907, il fut l’un des signataires des affiches antimilitaristes Aux Travailleurs et Aux soldats, et était membre de l’Association Internationale Antimilitariste (AIA).

En 1909 et 1910, secrétaire du comité syndicaliste du réseau PLM, il fit de nombreuses tournées de propagande sur le réseau PLM pour engager les cheminots à décréter la grève générale. Le 15 octobre 1910, il fut arrêté à Nîmes pendant la grève des cheminots et poursuivi « pour abandon de son poste de mobilisation ». Inscrit au Carnet B, il était ensuite révoqué du réseau PLM. 

En 1911, il était domicilié à Paris, 1 rue de l’église, dans le 15e arrondissement et selon la police devait travailler dans une usine d’automobiles. Après le congrès d’avril 1911 du Syndicat national des chemins de fer dont il était l’un des administrateurs, il avait reconstitué le Groupe de défense syndicaliste des cheminots et appuyé de toutes ses forces la transformation du syndicat en une Fédération adhérente à la CGT.

Cheminot à Arles, J. Dussaix était secrétaire du syndicat des cheminots des Bouches-du-Rhône en 1917 ; il fut l’un des militants les plus actifs au moment des grèves des cheminots au cours de l’hiver et du printemps 1920 dans le réseau du PLM. Ce fut son arrestation à Avignon, au début mars qui déclencha un mouvement de solidarité en sa faveur à Arles et une grève, ensuite, pour le refus de sa réintégration. Mis en liberté provisoire, il fut acclamé par la population arlésienne. Le 23 mars, il intervient au 3e congrès des cheminots à Roanne avec la fraction la plus révolutionnaire du syndicat. En mai, il anima la grève jusqu’à la fin du mouvement. Il fut délégué par la Fédération des Bouches-du-Rhône au congrès de la CGT à Lille en 1921 et y vota pour la minorité.

Un nommé J. Dussaix était secrétaire permanent de la Bourse du Travail d’Arles en 1926 et en 1926-1927, secrétaire de l’UL-CGTU de cette ville. En 1928, Dussaix fut évincé. En 1936, il était de nouveau secrétaire de la Bourse du Travail. Il y a sans doute identité.


Sources : Arch. dép. Bouches-du-Rhône, XIV M 25/55, M 6/10804, rapport du 28 aout 1926 ; XIV M 24/60, rapports de police des 15 novembre et 30 décembre 1917, lettre du militant du 4 aout 1919. — Le Petit Provençal, 23 mars 1920 et 1er novembre 1921. — Danielle Moulinard. Le Parti communiste à Marseille, naissance et débuts : 1919-1925. Mémoire de maitrise, Aix en. Provence, 1970. — L. Ménétrier, Le Mouvement syndical en Arles entre 1920 et 1939, Mémoire de maitrise, Nanterre, Paris (10e), 1978. — A. Olivesi, « Pour le centenaire d’un militant corse ouvrier, Henri Toti : 1882-1956 », in Mélanges offerts à Fernand Ettori, Études corses, Bastia-Corté, 1982, p. 261-290. — Notice de A. Olivesi in : Le Maitron : dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (https://maitron.fr/). — Rapport de police, Paris, 1911. — Arch. Nat. F7/13053. —