Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

BOISSIN Léon, Adolphe, Pierre

Né le 2 août 1903 à Marseille — mort le 21 juin 1977 — Employé — Marseille (Bouches-du-Rhône)
Article mis en ligne le 23 mars 2007
dernière modification le 17 juillet 2024

par R.D.

Demeurant 333 rue d’Endoume, Léon Boissin fut en 1921 le secrétaire du Groupe de la Jeunesse communiste anarchiste de Marseille. Dans la nuit du 30 avril 1921, il fut surpris par des gardiens de la paix en train de coller avec Charles Aigon et Edouard Arestein des affiches de la Jeunesse anarchiste intitulées Contre la guerre, contre le crime ce qui lui valut d’être condamné le 2 juin suivant à 2 mois de prison tandis que ses compagnons écopaient d’un mois. Il fut ensuite l’un des fondateurs du journal Terre libre (Marseille, 10 numéros du 20 juin au 5 novembre 1922), organe de la fédération anarchiste du sud, dont l’administrateur était André Viaud et le gérant Pierre Le Roux. Il était inscrit sur le carnet B, comme “dangereux pour la sécurité publique après avoir été condamné au mois de mai 1921, en correctionnelle, à trois mois de prison pour “provocation de militaires à la désobéissance”.

Boissin demeurait Boulevard Henri Saver, quartier Saint-Mitre à La Penne sur Huveaunne, Aubagne en 1939 et travaillait comme employé dans une huilerie à Marseille. Dénoncé par lettre anonyme pendant l’occupation, son domicile fut perquisitionné le 12 décembre 1941 par la gendarmerie d’Aubagne “qui fut impressionnée par l’énorme quantité de littérature anarchiste.” ; furent notamment saisis les quatre volumes de l’Encyclopédie anarchiste, un lot de 86 chansons antimilitaristes et révolutionnaires et 21 fascicules de L’En Dehors (avril 1937 à septembre 1939). Arrêté, bien qu’en pleine convalescence des fièvres typhoïdes, il fut presque aussitôt transféré au Camp d’internement de Saint-Sulpice-la-Pointe où il resta six mois. Il ne fut libéré qu’après qu’une pétition en sa faveur ait été signée par la population de son quartier.

Léon Boisssin, dont une partie de la bibliothèque a pu être récupéré par le CIRA de Marseille, est décédé le 21 juin 1977 à La Penne sur Huveaune.


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