En juin 1884, lors de la formation de la Chambre syndicale de Montceau-les-Mines, Claude Brenin avait été nommé au secrétariat avec Miguet et Paul Maitre comme délégués du groupe « Les Esclaves ivres ». Nommé trésorier, il n’avait pas accepté et avait aussitôt démissionné. Après une condamnation pour avoir organisé une loterie sans autorisation, Brenin se mit, en octobre 1884, au service du commissaire de police Thévenin chargé de mettre fin aux agissements d’une organisation secrète, (…)
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Mouchards et indicateurs
Articles (17)
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BRENIN, Claude
Né vers 1851 — Ouvrier mineur ; indicateur — Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).
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CARATTONI, François (Francesco), Joseph
Né le 28 octobre 1842 à Gargnano, province de Brescia en Lombardie (Italie), mort le 30 janvier 1912 à Paris (XXe arrondissement) — Typographe, interprète ; Indicateur — Italie — Paris — Genève
Il était le fils de Michel Carattoni et de Angeline Castellini.
Lors de la guerre franco-allemande de 1870, Francesco Carattoni (nommé aussi Caratoni ou Caratonni) aurait combattu dans la légion de Garibaldi.
Le Drapeau Noir (4 décembre 1883) signalait son expulsion en octobre de France vers la Suisse. Il avait été arrêté le 9 octobre, traîné au commissariat de la rue du Temple avant d’être présenté à un juge d’instruction et informé de son arrêté d’expulsion. Il fut ensuite mené à la (…) -
CHAUVIN
Né au XIXe siècle — Indicateur — Rhône (Lyon), Genève (Suisse)
Chauvin aurait été un indicateur actif au début des années 1880 dans les cercles lyonnais-genevois.
Selon le commissaire de police spécial du Rhône, Perraudin, il aurait été envoyé à Genève dont il serait revenu à Lyon au début du mois de décembre 1882. Pendant son séjour, il aurait rassemblé plusieurs informations, dont :
1. Les adresses, emplois ou présence à Genève d’un certain nombre de compagnons, plus précisément de Boriasse, Bresse (de Vienne), Bourdon, Coindre, Dejoux, Bonthoux, (…) -
FILENI, Emalchido
Né à Fabriano (Marches, Italie) le 28 novembre 1866 — Professeur de littérature italienne — indicateur de police — Rome-Florence (Italie) — Marseille (Bouches-du-Rhône) — Avignon (Vaucluse) — Nice (Alpes-Maritimes)
Né à Fabriano, dans la province d’Ancône, dans la région des Marches (Italie), le 28 novembre 1866.
Professeur de littérature italienne domicilié à Marseille, il fait l’objet d’une demande d’extradition émise par son gouvernement, officiellement pour le rapt de la jeune femme qui vit avec lui, mais, en réalité, affirme-t-il, « pour récupérer des correspondances compromettantes, notamment pour le directeur de la police italienne, Leonardi ». Afin d’éviter son extradition, Fileni fait des (…) -
FRASCHINI, Mauro Modesto “MAURINO”
Né le 27 septembre 1871 (ou 1869 ?) à Pizzighettone — mort le 12 aout 1925 — Plombier ; électricien gazier ; mécanicien ; indicateur – Milan — Lugano
Mauro Fraschini avait été signalé en 1888 à Naples où il diffusait brochures et journaux anarchistes. Membre du groupe « Avanguardia » et de la Fédération anarchiste à Milan, Mauro Fraschni avait été arrêté en 1889.
Très proche de Luigi Losi et de P. Gori, il avait suivi ce dernier à Lugano au début des années 1890. Le 6 septembre 1894 avait été l’objet d’un arrêté d’expulsion préventif de France à lui « notifier en cas de découverte ». Revenu en Italie en novembre 1894, il fut arrêté à (…) -
GASTON SAN VICENTE, Joaquin
Né le 21 octobre 1906 à San Felices, Agüero (Aragón) — assassiné le 1er octobre 1943. — Mécanicien — CNT — Groupe de Francisco PONZÁN VIDAL — Huesca (Aragón) — Perpignan (Pyrénées-Orientales) — Marseille (Bouches-du-Rhône) — Afrique du Nord — Catalogne
C’est à la fin des années 1920 que Joaquin Gaston San Vicente s’était installé à Sabiñañigo (Huedca) où il avait sans doute rencontré Francisco Ponzán Vidal lors de la grève de novembre 1932, suite à laquelle il avait dû gagner la France, d’abord à Perpignan puis à Marseille où il allait travailler comme mécanicien. En 1935, il se trouvait en Afrique du Nord (à Tunis ou Alger ?) avant de revenir en Espagne en 1936.
Après le coup d’État franquiste de juillet 1936, il s’était enrôlé dans les (…) -
HAUTSTONT, Charles
Né à Bruxelles le 31 mai 1863 — Luthier — Bruxelles
Fabricant d’instruments de musique ayant, selon la police, « une tête de Christ », a sans doute appartenu au groupe la « Section d’art des Jeunes » qui vit le jour à Bruxelles en 1892 et qui regroupait de jeunes artistes voulant « réveiller dans la masse le sentiment de l’esthétique qui, une fois développé, ne peut que mener les travailleurs vers l’idéal ; l’anarchie ». Ce groupe qui s’appelait aussi les endehors, a publié le journal La Lutte pour l’art (Bruxelles, 8 numéros du 24 décembre (…)
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LAUZE, Alphonse
Né à Nîmes le 22 juillet 1856 — Ouvrier pâtissier confiseur — Marseille (Bouches-du-Rhône) — Nïmes (Gard) — Alger & Bône (Algérie) — Lyon (Rhône) — Genève — Sète (Hérault) — Toulon (Var)
Fils de César et d’Henriette Valadier, Alphonse Lauze avait été condamné en juillet 1880 par le tribunal correctionnel de Fontainebleau à un mois de prison pour « vagabondage et falsification de livret » et privé de ses droits civiques. C’est semble-t-il en 1885 qu’il vient pour la première fois à Marseille où il est le gérant du journal Le Droit social (Marseille, 2 numéros du 23 mai et 13 juin 1885) qui porte en exergue « Mort aux bourgeois » et auquel collaborèrent Auguste Chauvin, (…)
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MABILLON, Clotilde, Louise [épouse CHAUMENTIN, dit “CHAUMARTIN”]
Née le 22 mars 1865 à Givors (Rhône) — Morte le 2 février 1953 à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) — Sans profession, propagandiste par le fait, collaboratrice de la police — Saint-Denis, Paris
Clotilde, Louise, Mabillon naquit le 22 mars 1865 à Givors (Rhône). Elle était fille de Rosalie-Eugénie Claveau, sans profession, et de Jean Mabillon.
Le 1er décembre 1884, elle épousa Charles, Ferdinand Chaumentin (dit Chaumartin) à Saint-Étienne (Loire). Au début des années 1890, le couple était installé au 12 square Thiers, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et rejoignit les cercles anarchistes des environs. À posteriori, les rapports de police présentèrent deux versions contradictoires (…) -
MARCELLIN, Augustin, Marius “LINCEMAR” ; “MARCHADIER”
Né le 11 juin 1872 à Marseille — Employé — Marseille (Bouches-du-Rhône) — Toulon (Var) — Lyon (Rhône) — Grenoble (Isère)
Célibataire et employé, Augustin Marcellin dit “Lincemar” et “Marchadier” possédait selon la police « une bonne instruction, des dons de parole et était intelligent ». En avril 1892, il fut impliqué avec Victor Louis pour un « vol de dynamite » mais bénéficia comme lui d’un non-lieu, l’affaire ayant été montée de toutes pièces. Le 27 juin suivant, il fut condamné à 3 mois de prison pour « escroquerie ». Il parcourut ensuite la France et milita en particulier à Lyon et Grenoble avant de (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)