À l’école primaire de Revin (Ardennes), Désiré Badré-Mauguière avait reçu de ses camarades le surnom d’Émancipateur sans doute parce qu’il était dépositaire du journal du même nom et aussi à cause de ses idées politiques et sociales. Il se lança de bonne heure dans le mouvement socialiste révolutionnaire. Il fit partie dès le début de sa création de la chambre syndicale de Revin, devint membre du cercle d’études sociales L’Égalité et fut influencé par les idées anarchistes.
En aout 1878 (…)
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France. Guyane
Articles
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BADRE-MAUGUIERE, Désiré, Isidore
Né le 21 avril 1860 à Anchamps-Rocroi (Ardennes) — mort au bagne en 1898 — Mouleur — Revin (Ardennes)
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BEAUSANG, Marius, Léon
Né à Marseille le 22 janvier 1882 — Terrassier — Ardennes — Aubervilliers & Saint-Denis
Fils d’Henri, cocher et de Marie Antéquérat, ménagère, Marius Beausang aurait participé au début des années 1900 à la colonie L’Essai fondée à Aiglemont (Ardennes) par Fortuné Henry. Selon Le Petit Parisien, il était correcteur à L’Anarchie et avait été condamné à 5 reprises.
En 1910, il connut, Jules Lefebvre dit “Jully”, secrétaire du syndicat des terrassiers de Saint-Denis, dans des réunions syndicales. Ils devinrent amis, Beausang se rendait journellement chez Jules Lefebvre qui vivait (…) -
BELLER, Nicolas, Joseph, Jean-Baptiste
Né le 22 janvier 1867 à Gernelle (Ardennes) — mort au bagne le 21 avril 1909 — Ouvrier mouleur — Charleville-Mézières (Ardennes) — Reims (Marne)
Anarchiste trimardeur voyageant le plus souvent à pied et fiché en 1892 cmmemembre du groupe « Les Sans-Patrie », Nicolas Beller, qui demeurait à Mohon (Charleville-Mézières) avait été signalé comme ayant disparu de Charleville-Mézières (Ardennes) à l’été 1896 puis à l’été 1897.
Nicolas Beller, venant de Paris, avait été arrêté en septembre 1901 pour « vagabondage » à Châlons-sur-Marne. Remis en liberté suite à un non-lieu, il avait déclaré aller à Ay (Marne) pour y faire les vendanges et (…) -
BIGEL, Pierre, Eugène
Né le 10 février 1872 à Paris, XIXe arr — mort au bagne de Cayenne le 11 novembre 1895 — Mécanicien en atelier — Revin (Ardennes)
D’un milieu ouvrier relativement aisé, Eugène Bigel suivit les cours du lycée de Charleville jusqu’à l’âge de douze ans et c’est sans doute son tempérament exalté qui lui fit quitter de bonne heure le lycée. Une de ses sœurs fréquenta l’École normale de Charleville.
Bigel travailla d’abord comme apprenti ajusteur à l’usine Dupont et Fould d’Apremont-sur-Aire où il se fit remarquer par sa violence. Ensuite, il fréquenta plusieurs établissements de Charleville, dont Périn Frères et Demangel, (…) -
BOUR, Felix “HERSELIN”, “TELLIER”
Né à Paris le 13 mai 1881 — mort au bagne le 7 septembre 1914 — Ouvrier typographe — Paris — Guyane
Fils naturel d’une domestique, Felix Bour avait été élevé par sa grand-mère à Brumetz (Aisne). Après avoir passé son certificat d’études il monta à Paris où il devint apprenti typographe et commença à fréquanter les milieux libertaires.
C’est en 1901 qu’’aux Causeries populaires de Libertad, il fit la connaisance d’Alexandre Jacob et devint l’un des membres du groupe de cambrioleurs anarchistes « Les Travailleurs de la nuit ». Dans la nuit du 22 au 23 novembre 1903, il participait avec A. (…) -
BOURGEOIS, Clovis, Alcide
Né le 5 mars 1859 à Deville (Ardennes) — mort en 191 ? — ajusteur mécanicien, puis contremaître ; horloger — Revin (Ardennes)
Clovis Bourgeois, ajusteur mécanicien, marié et père de quatre enfants, avait fréquenté l’école primaire jusqu’à l’âge de dix ans et savait lire et écrire. En 1890, il était employé à Renwez (Ardennes) comme contremaître à la filature Moret. Il fut renvoyé en raison de ses idées socialistes et parce qu’il apparaissait comme l’un des principaux leaders du mouvement ouvrier dans la bourgade : il fréquentait avec assiduité les réunions politiques à Charleville et à Revin où il se faisait (…)
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BRIENS, François, Jean Marie “BERNARD”
Né le 30 septembre 1863 à Plérin (Côtes-du-Nord) — tué le 1er octobre 1894 — Menuisier — Paris
Membre de l’Union syndicale de l’ameublement, François Briens diffusait son organe Le Pot à colle (Bagnolet, 1er mai 1891 au 26 mars 1892) fondé par Lucien Guérineau « avec une vingtaine de compagnons du Faubourg Saint-Antoine ». Dans ses souvenirs, L. Guérineau écrivait : « Nos vendeurs ne prélevaient aucun bénéfice et apportaient intégralement le produit de leur recette…un soir en nous donnant sa recette qui était très forte, [Briens] s’excusait d’en avoir pris quelques sous pour boire une (…)
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CASTAGNA, Mario
Né à San Lazzaro Alberoni (Piacenza) le 16 octobre 1901 — mort le 7 juin 1962 — Ouvrier du bâtiment — UAI — FAI — USI — Piacenza — Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)
Mario Castagna faisait partie d’une fratrie comprenant trois autres frères et une sœur. À l’âge de sept ans il perdait son père, et de santé précaire travaillait dans les champs pour tenter de subvenir aux besoins de la famille. Pendant la première guerre mondiale, ses trois frères, Augusto, Giuseppe et Albino, étaient envoyés sur le front où deux d’entre eux seront fait prisonniers.
Mario travaillait très tôt dans le bâtiment et devenait un militant libertaire et syndicaliste. Il était (…) -
CATINEAU, Placide, Alfred, François
Né à Poitiers (Vienne) le 1er novembre 1858 — Menuisier — Paris — Guyane
Placide Catineau faisiat partie en 1889 du groupe de menuisiers anarchistes de Paris formé autour de Guerineau. Le 13 février 1894, avec François Briens, il était condamné aux travaux forcés par les Assises de l’Aube pour fabrication et émission de fausse monnaie et pour tentative d’évasion en 1893 de la prison de Troyes avec Massoubre, Mauduit et Nicolas.
Début janvier 1894, comme les compagnons Montperrin, Bondoin et Unterwald, sa compagne fut l’objet d’une perquisition à Troyes. (…) -
CHENAL, Louis
Né le 21 mai1861 à Paris — mort le 10 novembre 1925 — Menuisier ; indicateur — Paris — Guyane
Le 27 juin 1891 Louis Chenal qui était membre de la Ligue des antipatriotes, avait été poursuivi devant le tribunal de la Seine avec Mursch, Huys et Éliska Coquus pour une affiche contre l’armée coloniale placardée le 1er mai. (cf. Le Père Peinard). Avec son frère cadet qui était également militant, il s’était alors étonné que Martinet, auteur de l’affiche, ait été laisse libre et le soupçonnant d’être un mouchard, se proposait de le dénoncer face aux jurés lors du procès. Jugé pour cette (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)