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SANZ MATEO, Marcelino
Né le 14 mai 1894 à Alcorisa (Teeuel) - mort en déportation le 27 juillet 1941 - Paysan - Teruel (Aragon)
Article mis en ligne le 16 mai 2019
Dernière modification le 21 mai 2019

par R.D.
Marcelino Sanz Mateo

Né dans une famille paysanne, Marcelino Sanz Mateo avait commencé à travailler dans le champs dès l’enfance. En 1918 il avait épousé Benigna Formento Esparllagas dont il aura trois filles et cinq fils. En 1935 il avait adhéré à la CNT.
Après l’échec du coup d’état franquiste de juillet 1936 , il fut nommé délégué à l’agriculture à la mairie d’Alcorisa. Pendant la guerre il accueillit dans sa ferme les soldats républicains et des combattants des Brigades internationales de retour du front. Au printemps 1938, fuyant l’avancée des troupes franquistes, il partait avec toute sa famille sur une charrette et gagnait Villafranca del Penades où il s’intégrait à la collectivité agricole cénétiste La Peregrina.
Lors de la Retirada de février 1939, il passait en France où il était interné au camp d’Argeles tandis que sa famille était assignée dans un hôtel à Mezin (Lot et Garonne). Dans une lettre datée du 3 avril, il mettait en garde sa famille d’un éventuel retour en Espagne et écrivait qu’au camp il passait son "temps à dessiner quelques inventions qui puissent améliorer les machines à tondre, le pressoir à raisins et les composteurs".

Comme de très nombreux réfugiés espagnols internés dans les camps, il s’enrôla dans une Compagnie de travailleurs, ce qui devait lui permettre selon les autorités d’obtenir un salaire et des permissions pour aller voir sa famille et la possibilité de se réunir ultérieurement avec elle.
Mis à la disposition de l’armée française, il fit partie d’un convoi d’espagnols envoyés fin avril 1939 à La Condamine (Basses Alpes) où ils formèrent la XIè Compagnie de travailleurs étrangers et furent logés dans un camp de tentes marabout de la vallée du Parpaillon pour y construire une route allant jusqu’au tunnel en haut du col.

Fait prisonnier suite à la capitulation de juin 1940, il fut interné aux camps de Parpaillon et de La Condamnine (Alpes de Haute Provence) puis de Gorze (Moselle) avant d’être déporté au camp de concentration de Mauthause puis de Gusen où il décédait le 27 juillet 1941.

En 2006, son neveu Norberto Atal publia sous le titre Francia no nos llamo : cartas de un campesino aragones a su familia en la tormenta de la guerra y del exilio , 72 lettres qu’il avait adressées à sa famille entre mars 1939 et juin 1940.


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