À la mi avril 1894, Arthur Alavoine, qui quelques mois avant avait été renvoyé du Familistère de Guise, pour « refus d’obéissance », fut arrêté avec Jean-Louis Alabert avec lequel il avait payé six débitants de Tu-pigny avec de fausses pièces de 1 franc en argent, mais aucin des deux n’avait sur lui de fausses pièces. Lors de son arrestation il avait été trouvé porteur d’un coup de poing américain et d’un couteau. Lors de la perquisition effectuée à leurs domiciles de Guise le 16 avril, la (…)
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France. Aisne
Articles (83)
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ALAVOINE, Arthur, Alexandre, François
Né vers 1869 — Marchand de fromages — Guise (Aisne)
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ALBARET, Jean-Louis
Né le 14 juillet 1853 à Paris — Ouvrier mouleur — Revin (Ardennes) — Guise (Aisne)
Jean-Louis Albaret arriva à Revin en 1889, venant de Bruxelles. Il travailla de mars 1889 à novembre 1890 à l’usine Morel, d’où fut renvoyé à cause de ses idées anarchistes. Des réunions anarchistes se sont déroulées chez lui en 1890, il y était question de créer un groupe. Chuillot, Druard, Jason, Nanquette et Milon assistaient à ces réunions.
Sa femme était aussi militante que lui, ils habitaient dans une maison ouvrière de l’usine Morel d’où ils furent expulsés car ils ne payaient pas (…) -
ALLAIT
Saint-Quentin (Aisne)
En 1889, Allait qui demeurait 22 route de Paris à Saint-Quentin, était membre du groupe « Les Communistes libertaires » et était le dépositaire des journaux et revues anarchistes.
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ASELAR (ou ASCLAR), Charles
Né le 16 octobre 1859 à Saint-Quentin (Aisne) — Tisseur — Saint-Quentin (Aisne) — Reims (Marne)
Charles Aselar (ou Asclar) avait quitté Saint-Quentin en 1886 suite à une grève dont il avait été l’un des principaux organisateurs et avait gagné Reims où, dès son arrivée il avait adhéré au groupe socialiste La Défense des travailleurs. Le 17 novembre 1886, il fut condamné à 2 mois de prison pour mendicité puis en février 1889 pour vol. Puis il alla dans diverses villes industrielles de l’Aisne et à Bazancourt (Marne) où travaillait sa compagne.
Début 1894, il était de retour à Reims où, (…) -
AUPIC (ou AUPICQ), Octave
Né le 6 juin 1869 à Neuvilly (Nord) — Tisseur — Reims (Marne) — Ardennes — Aisne — Nord
Au printemps 1898, Octave Aupicq qui résidait à Reims, circulait dans la Marne avec un colporteur de chansons. Fin décembre 1898, il fut arrêté à l’usine Single d’Attigny (Ardennes) pour « entrave à la liberté du travail ». En juin 1899, venant de Roubaix, il fut arrêté à Reims pour « menaces de mort » envers ses beaux-parents et comme déserteur du 84e régiment de ligne » et fut transféré à Avesnes (Nord).
Noté comme « dangereux », Octave Aupicq avait quitté Saint-Quentin au début des (…) -
BAILLET, Augustin
Ouvrier — Saint-Quentin (Aisne).
Augustin Baillet avait été signalé au début des années 1890 où il était l’un des animateurs du groupe « Les Indépendants » à Saint-Quentin où il demeutrait 28 rue d’Enfer. Audébut de l’été 1890, il avait émis le projet de publier un journal. Fin avril 1892, il avait été arrêté avec 8 autres compagnons de SaintQuentin dont Zéphir Ballenghein (voir ce nom). Il demeurait alors rue Denfert Rochereau.
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BAL, Alphonse, Alexandre, Victor (dit Lécuyer)
Né à Paris le 16 juin 1858 ; ouvrier ciseleur ; anarchiste.
Alphonse Bal, qui avait été abandonné par son père et avait commencé à travailler dès l’âge de 11 ans, fut appelé au service militaire en octobre 1878, et jugé « bon pour le service auxiliaire ». Il ne fut donc pas incorporé et n’effectua pas d’entraînement militaire.
En 1887, il travaillait aux établissements Godin et était logé au fameux Familistère de Guise (Aisne). Sympathisant anarchiste il avait participé en 1887 avec Édouard Devertus et Massey à un meeting à Saint-Quentin (Aisne) (…) -
BALLENGHEIN, Zéphir
Débitant - Saint-Quentin (Aisne)
Zéphir Ballenghein (parfois orthographié Ballanghein) avait été signalé comme anarchiste au début des années 1890 à Saint-Quentin où il demeurait rue de Fayet. Il était le beau frère de Brunet. Le 26 avril 1892, préventivement à la manifestation du 1er mai, il fut arrêté avec 8 autres compagnons de Saint-Quentin : Augustin Baillet, Gabelle, Catry, Renaud, Normand, Loizon, Beauchêne, Lorendau [Laurendeau].
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BASSE, Louis “SOURIS GRISE” ; “DÉSIRÉ”
Né le 22 février 1866 (ou le 27 aout 1867 ?) à Guise — Ouvrier mouleur — Guise (Aisne) — Belgique
En 1887 Louis Basse, fils de Désiré et de Julienne Fortunée Leroux, travaillait à Guise et demeurait 4 ruelle des écoles. En aout il avait constitué un groupe abstentionniste révolutionnaire dont il était le responsable avec Gustave Mathieu. En octobre, à la suite de l’affichage en septembre de deux placards manuscrits menaçant le directeur et les contremaitres de l’usine Godin — d’où venait d’être licencié le compagnon Alphonse Bal (voir ce nom) — il fut arrêté avec Gustave Mathieu et Henri (…)
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BEAUCHENE, Gustave
Saint-Quentin (Aisne)
Gustave Beauchêne qui demeurait à Harly, près de Saint-Quentin, était membre du groupe « Les Libertaires » de Saint-Quentin formé en 1884 autour de Morel lors d’une scission dans le groupe socialiste « Les Enfants de Babeuf ».
Fin avril 1892, il avait été arrêté avec 8 autres compagnons dont Zéphyr Ballenghein (voir ce nom). Il demeurait alors rue de Guise.
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)