Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

MOLMERRET, Joseph, Camille

Né à Lyon le 20 novembre 1865 — Graveur lithographe ; dessinateur — Lyon (Rhône) — Paris — Londres
Article mis en ligne le 5 juillet 2013
dernière modification le 12 juillet 2024

par ps
Joseph Molmeret

Joseph Molmerret (également orthograpgié Molmeret) était né de père inconnu, sa mère le reconnut le 1er décembre 1876.

Joseph Molmerret qui dans les années 1880, travaillait comme graveur lithographe à Valréas (Vaucluse) où il avait formé un Groupe d’études sociales dont faisait également parie Raoul Chambon qu’il avait initié à l’anarchisme. Le 20 août 1893 il avait été candidat abstentionniste lors des élections législatives et chaque mois, envoyait la somme de 10 francs au journal La Révolte. Début août 1893, dans une réunion organisée par le candidat socialiste Barbier, Molmerret critiqua vigoureusement « tout le boniment électoral ». Il fut brutalement assailli, et ce n’est que grâce au concours de quelques compagnons qu’il sortit sain et sauf de la salle.

Joseph Molmerret militait à Lyon au début des années 1890 avec notamment Napoléon Lombard et Raoul Chambon. Suite aux attentats anarchistes de 1892-94, il avait gagné Paris où, début 1894, il habitait avec sa femme dans un garni de la rue Beauregard (2e arr.) où il hébergea Chambon qui avait également fui Lyon. Il y fut arrêté avec Chambon le 28 mai 1894. Dans la malle de Molmeret, on découvrit une somme de 4, 000 fr. en quatre billets de mille. Interrogé sur la provenance de cette somme, Molmeret a déclara que c’était le produit d’une prime d’assurance sur la vie, qui, de son aveu, était destinée à la propagande du parti anarchiste. La police paraissait convaincue que ces 4, 000 fr. avaient été remit à Molmeret par les bailleurs de fonds ordinaires des compagnons anarchistes. Dans la chambre de Chambon on avait découvert des papiers, des brochures, des journaux anarchistes.

Tous deux furent inculpés en août 1894 dans le procès dit « Procès des trente » qui mêlait militants anarchistes connus et cambrioleurs illégalistes et qui se tint devant les Assises de la Seine du 6 au 12 août. Comme la plupart des inculpés il fut acquitté.

Dans Le Libertaire du 18 juillet 1896, Molmeret fit savoir aux copains de Valréas qu il était en villégiature à Thonnon-les-Bains.
Figurant sur une liste d’anarchistes établie par la police des chemins de fer pour "surveillance aux frontières", il gagna par la suite l’Angleterre où en 1900 il était signalé comme vivant à Londres avec sa compagne.

Le 16 mars 1914, il se maria à Neuilly-Plaisance avec Thérèse Boesch, ménagère. Il habitait 54 rue de la Marne à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis).


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