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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CAPDEROQUE Marie, Julienne « Marion BACHMANN »
Née le 18 juin 1873 à Lyon - Modiste - Lyon (Rhône) - Saint Etienne (Loire)
Article mis en ligne le 16 septembre 2011
dernière modification le 16 septembre 2018

par R.D.
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Petite et remuante, gênée par un défaut de prononciation (elle zézayait fortement), Marie Capderoque qui était née le 18 juin 1873 de père inconnu et de Victorine-Henriette, avait pris le nom de son beau-père et, vers 1890-1894, jouissait à Lyon d’une grande popularité. C’était pour les initiés la « citoyenne Marion ». Modiste elle habitait 6, rue Imbert-Colomès, à Lyon (Rhône).

Membre du syndicat des Dames réunies, elle fut la compagne du militant guesdiste Jullien et fréquenta d’abord les groupes blanquistes, puis, en octobre 1891, sous l’influence de Sébastien Faure, elle rallia l’anarchisme.
Le 15 mars 1891 lors d’un vin d’honneur à la Commune, elle avait pris la parole pour dire que "les femmes devaient marcher à lavant-garde du mouvement révolutionnaire".

Le 10 janvier 1892, à l’instigation de Sébastien Fare qui selon la police était son amant, Marie Bachmann avait convoqué une réunion au café Marcellin pour y constituer un groupe anarchiste de femmes devant s’appeler Société fraternelle des dames lyonnaises. Empêchée de sortir par sa mère, Marie Bachmann ne put se rendre à la réunion à laquelle ne se présentèrent que 3 ou 4 femmes en présence des copagnons Durey, Perrody, Chapoton , Rascle et Blonde.

Le 1er mai 1893, à la sortie du meeting de la Bourse du Travail, elle entraîna derrière un drapeau rouge une colonne de manifestants. Malgré une faible instruction, elle cherchait à écrire et publiait quelques articles dans le journal Le Peuple. Ainsi, le 16 septembre 1893, elle s’insurgeait contre la « comédie grotesque » des manifestations organisées pour célébrer la visite des marins russes.

En décembre de la même année, elle fonda le « Comité d’études des femmes socialistes révolutionnaires » en collaboration avec la femme d’un membre du POF. Au cours de la réunion de fondation, elle exalta la lutte pour l’émancipation des femmes et rappela que « depuis treize ans elle faisait du socialisme et qu’à seize ans, elle appartenait au syndicat des modistes ».

En janvier 1894, elle fut atteinte de tuberculose osseuse et entra pour trois mois à l’hôpital. Son état n’empêcha pas la police de multiplier les perquisitions à son domicile. À la suite de ces difficultés, Marie, Julienne Capderoque sembla renoncer à ses activités et, en 1895, elle fut retirée de la liste des anarchistes en surveillance.

Début 1898, pourtant, sans doute fixée à Saint-Étienne, elle intervint lors d’une grève des ouvriers menuisiers pour inciter les travailleurs à poursuivre l’action et fut l’objet d’une enquête du ministère de l’Intérieur.

P.S. :

SOURCE : Arch. Dép. Rhône, 4 M 16 - Notices individuelles = Notice M. Moissonnier in "Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier...", op. cit.// AD Rhône 4M312 //


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