Un film documentaire (69mn) de Jean-Paul Roig sur la guerre civille et la collectivité dans un village du Bas-Aragon (Calaceite) autour du témoignage du militant anarcho-syndicaliste Joaquin Monreal.
DVD en version française ou espagnole disponible à : jean-paul.roig@orange.fr
Un nouveau livre à paraître en avril 2010 : "Corse libertaire" de J. P. Graziani aus Editions Cismonte e Pumenti.Trois ouvrages consacrés à l’histoire de l’évolution du jeune Bakounine, s’étalant sur les périodes :
♦ 1836-1847 Du conservatisme à la révolution démocratique
♦ 1847-1861 Allemagne et question slave
♦ 1861-1868 De la révolution démocratique à la révolution sociale
Sur le site de René Berthier monde-nouveau.net
Après des études à Valladolid, Miguel Campuzano Garcia avait obtenu son diplôme d’enseignant à l’âge de 18 ans. En 1913 il ouvrait l’école laïque La Ilustracion qui était fermée l’année suivante sur pression de l’Eglise. IL abandonnait alors Valladolid et allait pendant dix ans parcourir toute l’Espagne comme enseignant et allait devenir conscient socialement.
En 1924 il se déclarait anarchiste et prenait la direction de l’école rationaliste de San Feliu de Guixols. En 1929 il était directeur de l’école rationaliste El Cabañal à Valence où il appliquait la pédagogie libertaire ce qui lui valait d’être emprisonné comme « anarchiste dangereux ». A la même époque il repoussait les offres de l’Union Patriotique qui voulait l’intégrer sans ses cadres pédagogiques. Il s’exilait un temps en France mais était de retour en Espagne en 1930 et à partir de l’avènement de la République allait diriger l’Escuela Ateneo fondée à Mataro par le syndicat CNT du Verre et Juan Peiro Belis. Il collaborait à la revue de l’école Albada.
Exilé en France à la fin de la guerre, il s’occupait d’abord d’une colonie d’enfants à Banyuls sur Mer puis émigrait à Saint Domingue où il collaborait au journal Democracia. En 1943, après avoir échappé de peu à la mort au cours d’une crise de paludisme, il s’installait à Caracas au Venezuela où il allait développer une nouvelle vie consacrée au journalisme : rédacteur de El Pais (1943-48) et de Ultimas Noticias (1948-58), puis fondateur de La Republica où il travaillera jusqu’à sa mort. Se déclarant toujours libertaire, il était adhérent en 1946 de la sous délégation CNT du Venezuela (favorable aux thèses de l’intérieur). Il rendra de notables services à la démocratie pendant les années de dictature du pays. En 1963 le Ministère de l’Education publique du Venezuela lui octroyait le prix national de journalisme.
Miguel Campuzano Garcia, dont la compagne s’appelait Armonia et les enfants Artorix et Acracia, a collaboré à de très nombreux titres de la presse libertaire dont Accion Y Cultura, Accion Social Obrera, CNT, Cultura Ferroviaria, Libertat, El Luchador, El Pueblo, La Revista Blanca, Solidaridad Obrera, La Tierra, Voluntad, etc.
Manuel Campuzano Garcia est mort à Caracas le 24 septembre 1964.
Œuvres : -Armonia (Barcelone, 1926).