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Dictionnaire international des militants anarchistes
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SCHWARTZ, Auguste
Né à Paris le 23 janvier 1863 - Maroquinier – Paris
Article mis en ligne le 30 mars 2018
Dernière modification le 16 août 2018

par Dominique Petit, R.D.
Auguste Schwartz

Auguste Schwartz avait tiré au sort en 1884, mais fut ajourné deux années de suite pour faiblesse. Le conseil de révision l’exempta la 3e année, pour hypertrophie du cœur.

Il travailla comme maroquinier aux Ets Terray Merlin et Cie, 55 rue de Montorgueil depuis 1887. Puis chez M. Dufresne, 31 rue des Cordeliers.

Dès février 1891, il fut signalé comme fréquentant les réunions publiques. Le 22 mai, il assista à une réunion, tenue par les compagnons, 204 rue St Maur, dans le but de s’entendre sur la conduite à adopter le 24 mai lors de la manifestation au Père Lachaise.

Le 26 mars 1892, il adhéra au Groupe International qui se forma dans les 13e et 14e arrondissements.
A la suite des poursuites exercées contre les anarchistes, après l’affaire Ravachol, il décida, en mai de reconstituer le groupe Les Enfants du Faubourg Marceau, qui se réunissait autrefois rue Pascal, Aux Vendanges de Bourgogne.
Le 28 mai, il assista au meeting qui eut lieu salle du Commerce, 94 rue du Faubourg du Temple.

Lorsqu’il quitta le logement qu’il occupait 7 rue Simonet, il se fit aider de cinq anarchistes, pour déménager furtivement. Le concierge l’empêcha d’enlever ses meubles, sans payer les deux termes qu’il devait à son propriétaire. Il brisa alors tous les meubles qui garnissaient le logement.

Il aurait également demeuré 17 avenue d’Italie chez le cordonnier anarchiste Sauteur.

Il figurait sur une liste d’anarchistes au 26 décembre 1893, dressée par la Préfecture de police. Son dossier portait le n° 325 200.

Le 30 juin 1894, le préfet de police délivra un mandat de perquisition et d’amener à son encontre, pour « association de malfaiteurs ». Le 1er juillet à 4h du matin, le commissaire de police du quartier de la gare se présenta au domicile de Schwartz, 1 rue des Cinq diamants (XIIIème arr.) , au premier étage. La perquisition fut infructueuse excepté la saisie d’une photo représentant un groupe d’ouvriers (cf. Portfolio). Lors de son interrogatoire il nia être anarchiste et attribua son arrestation à "une méchanceté ou .à une vengeance de quelqu’un".
Incarcéré à Mazas le 4 juillet 1894, il fut remis en liberté le 6 juillet. Le même jour, une pétition des habitants du quartier fut adressée au juge d’instruction pour demander sa libération.
Le 4 juillet 1895, le juge d’instruction Meyer délivra une ordonnance de non lieu concernant l’association de malfaiteurs.


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