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Dictionnaire international des militants anarchistes
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ALCON SELMA, Marcos
Né à Barcelone le 10 avril 1902 - mort le 6 juillet 1997 - Ouvrier verrier - MLE - CNT - Barcelone (Catalogne) – Séville (Andalousie) - Mexico
Article mis en ligne le 31 mars 2007
dernière modification le 6 mars 2012

par R.D.
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Marcos Alcon Selma avait commencé à militer dès août 1917 au syndicat CNT du verre et surtout aux Jeunesses syndicalistes. Sa participation à la grève de 1920 lui valait d’être emprisonné alors qu’il n’avait pas encore dix huit ans. Libéré en août 1920, il était blessé dans un affrontement avec le Somaten et était à nouveau arrêté. Il faisait partie depuis 1919 des groupes d’action qui s’affrontaient au patronat et à leurs pistoleros. Accusé d’avoir exécuté un partisan de Lerroux qui collaborait avec les tueurs du syndicat libre, il restait emprisonné quatre années à Alcala, Grenade et El Puerto.

En 1924, après avoir fui Barcelone, il se trouvait à Séville et participait à la réorganisation de la CNT dont le Comité National se trouvait alors dans cette ville. Il était ensuite retourné à Barcelone où, dans les dernières années de la dictature, entre 1929 et 1931 il allait être membre du Comité régional catalan de la CNT aux cotés d’Angel Pestaña, Hernandez et Joaquin Bassons Viñas.

A la proclamation de la République il devenait membre du Comité National, poste qu’il occupera jusqu’en 1933. Au congrès des 10-17 juin 1931 il était le délégué du syndicat du verre de Barcelone (2300 adhérents). Marcos Alcon a été président de la Fédération du verre de 1929 à 1932, puis une nouvelle fois jusqu’en 1936. Il était également le directeur de l’organe de la Fédération El Vidrio.
En 1932 il effectuera un voyage à Valence avec Eusebio Carbo et A. Shapiro pour tenter de régler le problème des syndicats d’opposition (trentistes).

Au début de la guerre civile il travaillait dans un studio de cinéma et a été le premier secrétaire de la Fédération Nationale de l’industrie du spectacle. Lors de la formation en juillet 1936 du Comité des milices antifascistes, il avait remplacé B. Durruti qui formait sa colonne, au comité, au poste de responsable des transports, poste qu’il occupera jusqu’à la dissolution du Comité en septembre 1936.
En 1937 les comités de défense de Barcelone, arguant de sa renommée, lui demandèrent de faire pression pour obtenir la démission du secrétaire de la CNT catalane.
En 1938 il s’opposait fermement aux prétentions de la Généralité de Catalogne de vouloir contrôler le secteur collectivisé des transports.

Exilé en France à la fin de la guerre, il était parvenu à gagner Paris. Il a ensuite été emprisonné à Orléans puis au camp du Vernet. Il parviendra par la suite à s’embarquer pour le Mexique où en 1942 il allait s’aligner sur les positions de la « nouvelle » FAI et de la délégation du Mouvement Libertaire Espagnol (MLE) opposés aux tentatives politiques de Juan Garcia Oliver et Aurelio Fernandez.
Il allait dès lors développer une très grande activité aussi bien dans le mouvement espagnol –il allait être le secrétaire d’organisation et de propagande du noyau CNT au Mexique et animateur de la rédaction de son journal Tierra Y Libertad - que dans le mouvement mexicain où il aidera en particulier à la publication du journal Regeneracion.

Dans les années 1980-90 il continuait depuis Cuernavaca, avec sa compagne Katia Landau, à rester au service du mouvement libertaire par la plume comme par l’aide financière et ce jusqu’à sa mort survenue à Cuernavaca le 6 juillet 1997.

Marcos Alcon a collaboré à de très nombreux titres de la presse libertaire dont Cultura Obrera (Baléares), El Vidrio (Barcelone), Cultura Proletaria , El Despertar Maritima, Espoir (Toulouse), Solidaridad Obrera, Combat Syndicaliste (Paris), Tierra Y Libertad (Mexico), Cenit (Paris)

P.S. :

M. Iñiguez "Esbozo...", op. cit. //


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