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Dictionnaire international des militants anarchistes
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ROBIN, Joseph, Hyppolite, Yves
Né le 4 février 1854 à Bourgneuf en Ré (Loire Inférieure) - Terrassier – Paris
Article mis en ligne le 7 septembre 2017
dernière modification le 12 août 2018

par Dominique Petit, R.D.
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Joseph Robin

Joseph Robin avait tiré au sort à Bourgneuf, mais avait été exempté pour varices et classé dans les services auxiliaires.

Ouvrier terrassier chez Hillion, rue de Billancourt, il avait été occupé aux travaux de la rue de La Boétie et payé 0,50 centimes de l’heure.
Il fréquentait les réunions anarchistes, faubourg du Temple et de Grenelle et avait une grande influence sur les ouvriers terrassiers du quartier.
Dans une lettre anonyme datée du 5 juillet 1889, où il était qualifié de "gredin et sinistre coquin", il avait été dénoncé à son patron comme l’un des animateurs de la chambre syndicale et de la grève de 1888.

Arrêté une première fois le 1er août 1891, pour avoir tenté de débaucher les ouvriers qui travaillaient sur le pont d’Iena, il déclara aux agents qui étaient intervenus, en découvrant sa poitrine : « Si vous voulez du sang, en voilà ». Il avait été relaxé.

Il demeura 48 rue Lacépède (Vème arrondissement).

Le 28 février 1894, le préfet de police délivra un mandat de perquisition et d’amener à son encontre, pour association de malfaiteurs. Il était alors inscrit sur une liste d’anarchistes dangereux dressée par la préfecture de police.
Le 2 mars, à 6 h du matin, le commissaire de police du quartier Necker, se présenta au domicile de Robin, chez Mme Gorin, logeuse, 37 rue de Frémicourt dans une chambre située au 2e étage. La perquisition fit découvrir une adresse manuscrite écrite au crayon : « M. Le Baron, avocat à Versailles de la part de Constant Martin », ainsi que 6 exemplaires de la Révolte, 2 exemplaires du Père Peinard, un numéro de la Revue libertaire, un exemplaire de l’Almanach du Père Peinard et un appel du parti ouvrier à la Jeunesse internationaliste. Robin fut arrêté et conduit au Dépôt. Le 3 mars, il était incarcéré à Mazas. Lors de son inculpation pour "association de malfaiteurs", il avait déclaré "Je suis un travailleur et ne suis pas anarchiste". Il avait expliqué la présence chez lui des journaux anarchistes parce qu’il aimait à lire et à s’instruire et qu’il lisait ces journaux comme il en lisait d’autres.
Le 24 avril, il fut mis en liberté provisoire et le 22 juin 1895, le juge d’instruction Meyer, rendit une ordonnance de non-lieu dans l’affaire d’association de malfaiteurs.

P.S. :

Sources : Arch. de Paris D.3 U6 carton 50 — Arch. Préf. pol. BA 1500 — Les anarchistes contre la République par Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine = Notice de Dominique Petit in Archives anarchistes //

Iconogr. : Metropolitan museum of art. Alphonse Bertillon. Albumens silver prints. Photographs.


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