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RECLUS, André [Jacques, André]
Né le 26 mai 1861 à Paris XVII - mort en 1935 - Agriculteur - France – Algérie – Maroc
Article mis en ligne le 13 novembre 2015
Dernière modification le 12 décembre 2015

par ps

Second fils d’Elie Reclus, André Reclus, après son service militaire en 1881, s’était marié le 7 avril 1892 à la Mairie du Vème arrondissement avec Madeleine Germaine dite Madeleine Wapler (née à Mulhouse le 28 juin 1863, décédée en 1937).

Puis André Reclus alla en Algérie au milieu des années 1890. A la mi-janvier 1894, sa propriété à Tenes et celle de Paul Régnier, à Tazrout, furent perquisitionnées par une trentaine de policiers qui, chez Reclus, arrêtèrent le compagnon belge Paul Gille, qui avait été condamné à 6 mois de prison en 1889 pour "outrages à la reine des Belges" et qui était devenu le précepteur des enfants de la famille Régnier. Madame Régnier, très malade, décéda le jour même de la perquisition ; plusieurs personnes arrêtées firent quelques mois de prison préventive et d’autres, dont Magali Reclus [Régnier] furent convoqués par le parquet d’Alger. Parmi les compagnons arrêtés il y avait également Cheitanov, Xixonnet, Boifoux (?), Tracol, un certain Lortal et Benouar ben Atoufi, tous employés à la ferme de P. Régnier et qui après la perquisition effectuée chez ce dernier, étaient venus porteurs d’un drapeau rouge, deux d’entre aux armés d’un gourdin, pour tenter de s’opposer à cette nouvelle perquisition. Au moment où les gendarmes les avaient emmenés, André Reclus avait crié "Vive l’anarchie !" ce qui lui avait valu un procès-verbal. Dans la foulée la police effectua une perquisition dans une aitre ferme où se trouvait le compagnon Léonce Cotinaud chez qui fut saisie une abondante correspondance.

Au printemps 1897 le compagnon Alphonse Vernet avait été arrêté avec Léon Ramsont alors qu’ils étaient en train de coller sur un arbre à Ténès (Algérie) l’affiche du Père peinard au populo à propos du 18 mai 1871 (création de la Commune de Paris). Remis en liberté après dix jours de détention, ils furent poursuivis avec André Reclus accusé de les avoir incités à afficher ce placard, mais tous trois furent acquittés par le tribunal correctionnel d’Oran. Sur appel à minima des autorités, ils furent de nouveau jugés le 10 juillet à Alger et de nouveau acquittés, jugement cassé en août où les trois compagnons furent renvoyés devant la cour d’appel d’Aix où, en décembre, il s furent condamnés à des amendes : Reclus (30 francs), Vernet et Ramsont (16 francs chacun).

En juillet 1906, il dénonça l’assassinat par les tirailleurs le 20 à Ténès de l’ouvrier Lagarde qu’il venait d’embaucher sur son chantier d’Oued Kost et qui était un déserteur d’un bataillon disciplinaire de Pointe Rouge.

Puis André Reclus alla au Maroc comme colon et s’y établissait à Marrakech, au moins depuis 1930. L’En Dehors (juin 1935), dont il était un vieil abonné, annonça son décès à Marrakech. Sa compagne Madeleine Wapler y décédait peu après en avril 1937.


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